L’attrait pour le coté obscur

Un cerveau programmé pour la survie plus que pour le bonheur

Les médias et le coté obscur

Eclipse - Star Wars - Nous sommes tous des Jedi - martin-hugues.comJe le constate au quotidien, les sujets concernant le coté obscur attirent plus, et plus rapidement le lecteur.

Souvenons-nous Yoda : « Plus facile, plus rapide, plus séduisant est le côté obscur; mais pas plus fort, il est. » 

D’une manière plus générale : « d’où nous vient cette fascination pour les catastrophes et les mauvaises nouvelles ? Cette curiosité malsaine est indissociable de la nature humaine, nous dit Joel de Rosnay. Les médias sont régulièrement accusés d’abreuver les masses de nouvelles dramatiques. Mais si nous n’étions pas des consommateurs avides des informations qui font peur, ils cesseraient de les diffuser, au lieu de pratiquer cette surenchère permanente

Si les chaînes d’information continue sont connues pour diffuser en boucle les nouvelles les plus angoissantes, la presse écrite n’y échappe pas. Même chose sur les réseaux sociaux, qui relaient dans le monde entier et en un temps record les faits divers les plus sordides. »

Joel de Rosnay poursuit :

« Luc Ferry, quant à lui, parle d’un « audimat de l’indignation » (le Figaro 30 janvier 2013) : « Les démocraties (…) favorisent quatre sentiments puissants qui irradient dans tout le peuple : la colère, la jalousie, la peur, et finalement (…) l’indignation. Parce que ces passions sont les plus faciles et les plus universelles, parce qu’elles animent la « France d’en bas » comme celle « d’en haut », elles sont le premier et principal carburant de l’audimat ».

Tiens, la peur, la colère, des sentiments au coeur de la saga Star Wars.

 

La peur est un mécanisme utile à la survie de l’espèce

la peur – star wars – nous sommes tous des Jedi – martin-hugues.com

Selon la théorie de l’évolution, tout ce qui favorise la survie et la reproduction est renforcé et se transmet d’une génération à l’autre. Selon les mécanismes biologiques de la sélection darwinienne, on sait que les êtres vivants (humains, animaux), qui se souviendront des mauvaises expériences et de la manière d’échapper à toutes sortes de périls (catastrophes naturelles, prédateurs en tous genres, accidents de la vie et de la route…), auront de meilleures chances d’échapper à la mort. Ils pourront procréer, assurer le développement de leur famille et donc contribuer à assurer la survie de l’espèce.

 

Les faits positifs n’ont pas la même utilité

« Il n’est donc pas étonnant que les faits positifs, même lorsqu’ils reçoivent un écho dans le public, soient si vite oubliés : ils n’ont pas la même utilité pour la survie de l’espèce. S’ils suscitent des moments d’émotion parfois intenses, des souvenirs fédérateurs, ils ne causent pas de traumatismes dans la mémoire collective comme le ferait une grande frayeur. »

Et puis, « Good news is no news » disait Marshall MacLuhan.

Savoir éviter ou s’extirper des situations potentiellement dangereuses est un avantage, utile certes, mais il faut laisser du champ à la prise de risques, à la création collective. Poussé à l’extrême, cet appétit pour les mauvaises nouvelles risque de nous paralyser, de limiter la prise de risques, de nous faire voir le monde en noir, de donner l’impression de ne pas maîtriser notre destin. C’est aussi ce qui a mené à l’introduction du fameux « principe de précaution » dans la Constitution française. Un principe qui, s’il est appliqué trop systématiquement, risque d’annihiler la créativité et, au-delà, le « désir d’avenir » puisque le futur n’est plus un champ des possibles, mais une terra incognita dominée par la peur de l’inconnu, la peur d’avoir peur…

Equilibre - Star Wars - nous sommes tous des jedi - martin-hugues.com

 

C’est la dose qui fait le poison disait Paracelse, et tout en ce bas monde est question d’équilibre.« 

Souvenez-vous : l’équilibre dans la Force…

 

 

Un cerveau programmé pour la survie plus que pour le bonheur

« Paradoxalement, et contrairement aux idées reçues, les nombreuses expériences réalisées par des laboratoires de psychosociologie à travers le monde tendent à démontrer que c’est le public qui « programme » les médias et les poussent à diffuser des mauvaises nouvelles et non l’inverse. D’après les scientifiques qui ont réalisé ces études, notre cerveau, programmé pour la survie (plus que pour le bonheur) contiendrait un « biais négatif » destiné à renforcer le système de mémorisation par le stress et l’émotion que nous ressentons en réaction aux mauvaises nouvelles, et la production d’hormones (adrénaline, cortisol, épinéphrine…) qui en découle. »

 

Oser la pensée positive…

Il faut avoir l’audace de la pensée positive afin de donner envie de construire ensemble l’avenir et motiver les jeunes à retrouver l’enthousiasme de la création et du partage

Article de Joël de Rosnay sur pourquoi nous aimons surtout les mauvaises nouvelles publié sur le site de La Tribune – 24 novembre 2014

https://www.carrefour-du-futur.com/articles/l-audimat-de-la-mort/

MH

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